Guide pratique : Syndrome de Rett

Présentation

Rédaction : Marion IMBERT-BOUTEILLE

Relecture : Dr Marjolaine WILLEMS, Pr. David GENEVIEVE

Centre de Référence des Anomalies du Développement CHU de Montpellier

& l’Association Française du Syndrome de Rett

Le syndrome de Rett est une maladie génétique rare qui perturbe sévèrement le développement neurologique et qui provoque un polyhandicap. Le syndrome de Rett atteint les filles presque exclusivement. Il se caractérise par des troubles du développement psychomoteur, un déficit intellectuel et moteur souvent sévères. D’autres manifestations notamment respiratoires et cardiovasculaires peuvent être présentes.

On estime que le syndrome de Rett atteint une petite fille sur 10 000 à 15 000 naissances et touche toutes les populations dans le monde.

Le syndrome de Rett doit son nom à un médecin autrichien, Dr Andreas Rett, qui a décrit ce syndrome pour la première fois en 1966.

Une caractéristique importante du syndrome de Rett est qu’au début de la vie de l’enfant, on observe une phase de développement psychomoteur normal ou quasi normal Puis cette phase est suivie d’une phase de ralentissement du développement global, d’une perte de l’utilisation volontaire des mains, de l’apparition de mouvements anormaux et stéréotypés des mains, d’un ralentissement de la croissance de la tête et du cerveau, de difficultés pour marcher ou d’une absence de marche, d’une déficience intellectuelle sévère et souvent de crises d’épilepsie.

L’évolution du syndrome de Rett, notamment l’âge d’apparition des premiers symptômes et leur sévérité, est variable d’une enfant à une autre. Il est important de souligner qu’il existe des formes typiques (3/4 des cas) et des formes atypiques ou des maladies un peu différentes par mutations dans le gène MeCP2 (voir cause du syndrome de RETT)(RETT) (1/4 des cas) du syndrome de Rett. Ce guide décrit plus particulièrement les formes typiques du syndrome de Rett.

Dans certaines formes atypiques du syndrome de Rett, les symptômes décrits dans le paragraphe suivant peuvent ne pas être tous présents. Certains peuvent être présents mais de manière atténuée. Au moment où est établi le diagnostic de syndrome de Rett, il n’est pas possible de déterminer exactement quelle sera l’évolution de la petite fille ni si certaines de ses capacités, comme les capacités de manipulation, se maintiendront ou pas.

Le syndrome de Rett est une maladie génétique, le plus souvent liée à une anomalie génétique dans un gène appelé MeCP2.

En plus des formes typiques du syndrome de Rett causées par une anomalie dans le gène MeCP2, il est important de noter qu'il existe aussi

- des formes atypiques du syndrome de Rett causées par une anomalie dans le gène MeCP2,

- des syndromes apparentés au syndrome de Rett causés par une anomalie dans des gènes différents du gène MeCP2

- d’autres maladies associées à des variations génétiques (mutations) dans le gène MeCP2. On parle de maladies associées ou reliées (traduit en anglais par « related disorders » ou» ou « RD) à MeCP2 (MeCP2-RD pour les anglo-saxons).

Dans le paragraphe "Diagnostic" (voir plus bas), des explications et un tableau résument ces différentes formes liées aux anomalies du gène MeCP2.

Principaux symptômes

Signes discrets parfois présents avant l’apparition des symptômes du syndrome de Rett :

Avant le début des symptômes, l’enfant semble en général grandir et se développer normalement. Souvent, on peut tout de même identifier des signes très discrets de la maladie comme une diminution du tonus musculaire (hypotonie), des difficultés pour s’alimenter ou des mouvements des membres saccadés. Puis, progressivement, des symptômes physiques et mentaux commencent à apparaître.

Les principaux symptômes du syndrome de Rett : des troubles du développement psychomoteur avec régression (ou perte) des acquisitions :

  • Les symptômes qui apparaissent en premier peuvent être des difficultés pour marcher à 4 pattes ou marcher, voire pour tenir assis ou tenir sa tête.
  • Au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, la petite fille perd la capacité d’utiliser ses mains pour prendre et manipuler les objets volontairement.
  • La perte de l’usage volontaire des mains est suivie par l’apparition très caractéristique de mouvements répétitifs des mains (“stéréotypies manuelles”) qui ressemblent aux gestes de se laver les mains ou de se frotter les mains ou d’applaudir ou d’appuyer les mains l’une contre l’autre ou de se tordre les mains.
  • Le langage oral de l’enfant régresse progressivement et définitivement : l’enfant perd la capacité à dire des mots ou des phrases. Parfois le langage oral n’apparaît pas du tout.
  • Parfois, l’évolution n’est pas progressive et la période de régression du développement apparaît soudainement.

> L’apraxie (l’incapacité à réaliser intentionnellement un geste ou une fonction motrice) est généralement le symptôme le plus invalidant du syndrome de Rett, car cela impacte tous les mouvements du corps, y compris la parole et le regard.

Autres symptômes :

  • Les enfants atteints par un syndrome de Rett présentent souvent des comportements qui ressemblent à l’autisme dans les premiers temps.

Ils peuvent également présenter d’autres symptômes comme :

  • marcher avec les pieds plus écartés que normalement ou marcher sur la pointe des pieds,
  • des crises d’épilepsie,
  • des difficultés à mastiquer ou à déglutir,
  • un ralentissement de la croissance en taille et en poids,
  • des troubles anxieux,
  • des difficultés cognitives sévères : par exemple pour mémoriser, pour se concentrer, pour apprendre de nouvelles choses, pour communiquer, pour comprendre la logique, pour reconnaître des objets ou des personnes,
  • des troubles de la respiration comme une hyperventilation ou des apnées,
  • des troubles cardiovasculaires (anomalies visibles sur l’ElectroCardioGramme, des anomalies vasomotrices des pieds et des mains leur donnant une coloration anormale, rouge, blanche ou bleue),
  • des troubles du sommeil,
  • des grincements des dents (appelés “bruxisme”),
  • des problèmes gastrointestinaux d’une sévérité modérée (constipation, reflux gastrooesophagien),
  • des problèmes osseux : une fragilité osseuse, une déformation de la colonne vertébrale (scoliose, cyphose).

Evolution

L’évolution du syndrome de Rett, notamment l’âge d’apparition des premiers symptômes et leur sévérité, est variable d’une enfant à une autre.

Il existe des formes typiques (3/4 des cas) et des formes atypiques (1/4 des cas) du

syndrome de Rett. Ce guide et le paragraphe ci-dessous concernent plus particulièrement les formes typiques.

Au moment où le diagnostic est établi chez une petite fille, il n’est pas possible de déterminer précisément à l’avance la sévérité des symptômes et du handicap induits par le syndrome de Rett au cours de son évolution.

On décrit généralement 4 stades du syndrome de Rett, qui se succèdent l’un après l’autre :

Stade I ou stade “précoce” : dans les formes typiques, il commence entre l’âge de 6 et 18 mois de l’enfant. Souvent, les médecins et les parents ne détectent pas encore clairement la présence de troubles du développement à ce stade car au tout début lesdébut les symptômes peuvent être un peu discrets.

Par exemple :

  • Le regard de l’enfant peut être un peu moins présent.
  • L’enfant peut avoir moins d’intérêt pour ses jouets ou pour les personnes qui l’entourent.
  • L’acquisition de la position assise ou bien de la marche à 4 pattes peut être retardée.
  • Parfois, des mouvements anormaux des mains peuvent apparaître comme si l’enfant se frottait les mains.
  • Un ralentissement de la croissance de la tête peut débuter.

Mais la plupart du temps, tous ces signes sont souvent encore légers et parfois pas assez marqués pour attirer l’attention des parents et des médecins.

Ce stade dure en général quelques mois mais peut persister plus d’une année.

Stade II ou stade de régression rapide :

Il commence habituellement entre 1 et 4 ans. Il peut durer quelques semaines ou quelques mois. L’apparition des symptômes à ce stade peut être très rapide ou un peu plus progressive.

En quelques semaines ou quelques mois, l’enfant perd la capacité d’utiliser volontairement ses mains et le langage oral. Des mouvements anormaux répétitifs caractéristiques des mains (stéréotypies manuelles) s’installent. Par exemple, ces stéréotypies manuelles peuvent être comme si l’enfant pressait ses mains l’une contre l’autre, les frottait, se lavait les mains, les tapotait l’une contre l’autre, applaudissait ou les mettait dans la bouche de manière répétitive. L’enfant peut aussi tenir ses mains serrées dans le dos ou sur les hanches, ou encore toucher, prendre et relâcher des objets sans but précis. Tous ces mouvements involontaires sont présents quand l’enfant est éveillé mais disparaissent quand il dort.

La marche peut devenir incertaine et l’enfant peut avoir des difficultés à démarrer ses mouvements en général.

Une respiration irrégulière avec des épisodes d’apnée et des épisodes d’hyperventilation (respiration rapide et exagérée) peuvent aussi survenir, mais la respiration redevient normale pendant le sommeil.

Certaines petites filles présentent des comportements qui ressemblent à l’autisme, avec une diminution des interactions sociales, un comportement “grognon”, des pleurs fréquents et une diminution de la communication globale.

Un ralentissement de la croissance de la tête est fréquent à ce stade.

Stade III ou stade en “plateau” :

Il commence habituellement entre 2 et 10 ans et peut durer plusieurs années.

L’apraxie (l’incapacité à réaliser intentionnellement un geste ou une fonction motrice), les troubles moteurs et les crises d’épilepsie sont les problèmes les plus importants de l’enfant.

Mais les problèmes de comportement ont généralement tendance à s’améliorer : l’enfant est moins irritable, crie moins, présente moins de comportements qui ressemblent à l’autisme. La petite fille a un meilleur contact avec son entourage. Même si le développement du langage ne reprend pas, l’enfant trouve d’autres moyens de communication (une mimique du visage plus expressive, un regard plus intense, une communication par les yeux via des pictogrammes ou un ordinateur à commande oculaire). La petite fille peut aussi avoir plus d’intérêt pour ce qui l’entoure et avoir de meilleures capacités d’attention.

Stade IV ou le stade de détérioration tardive :

Il débute à un âge très variable et peut durer quelques années voire quelques décennies.

Les symptômes les plus importants à ce stade comprennent :

  • une réduction de la mobilité avec une diminution du volume des muscles (amyotrophie), une augmentation de la raideur des membres d’origine neurologique (spasticité) qui peuvent devenir très sévères. Parfois, si la marche était acquise et conservée, elle devient impossible et les déplacements nécessitent un fauteuil roulant.
  • une accentuation des troubles de la colonne vertébrale (scoliose) qui nécessite une opération de la colonne vertébrale dans la majorité des cas.
  • Les capacités intellectuelles, le langage oral et la communication ainsi que les capacités de préhension volontaire ne se détériorent pas à ce stade. Parfois, les stéréotypies manuelles diminuent un peu et la capacité à fixer du regard s’améliore.

L’espérance de vie des personnes atteintes par le syndrome de Rett est actuellement plus courte que celle de la population générale mais un certain nombre de personnes atteignent et dépassent l’âge de 40 ans.

Cause

Le syndrome de Rett est une maladie génétique, c’est-à-dire causée par une anomalie dans un gène. En termes médicaux, une anomalie dans un gène est appelée une mutation.

Dans presque tous les cas, le syndrome de Rett est causé par une mutation dans un gène appelé MeCP2 (pour Methyl CpG binding Protein 2, que les spécialistes prononcent habituellement “mèk-pé-deux”). Le gène MecP2 contient le programme nécessaire à la fabrication d’une des protéines indispensables au bon développement du cerveau. Ce gène est aussi nécessaire au bon fonctionnement du programme génétique d’autres gènes. Quand il existe une mutation dans le gène MeCP2, la protéine que ce gène sert à fabriquer est anormale ou est fabriquée en quantité insuffisante. Cette anomalie ou insuffisance est généralement à l’origine du syndrome de Rett.

Conseil génétique

En termes scientifiques, le syndrome de Rett est une maladie génétique dominante liée à l’X.

Nous possédons tous 46 chromosomes. Vingt-trois nous viennent de notre mère, et 23 de notre père. Nous possédons donc un double de chacun de nos gènes.

Parmi nos 46 chromosomes, nous possédons tous 2 chromosomes dits “sexuels”, c’est-à-dire qu’ils déterminent le sexe masculin ou féminin de la personne.

Chaque petite fille/femme possède 2 chromosomes X, un chromosome X qu’elle reçoit de sa mère et un chromosome X qu’elle reçoit de son père.

Tandis que chaque petit garçon/homme possède un seul chromosome X qu’il reçoit de sa mère et un seul chromosome Y qu’il reçoit de son père.

Dans le syndrome de Rett, une des copies du gène MecP2 est atteinte. Le gène MeCP2 est situé sur le chromosome X. Chez un embryon garçon (qui possède donc un seul chromosome X et une seule copie du gène MecP2), si la seule copie du gène MeCP2 porte une mutation, l’embryon n’est, en général, pas viable. Ceci explique que le syndrome de Rett survient quasiment exclusivement chez des filles et très peu chez des garçons. Chez un embryon fille qui possède 2 chromosomes X et donc 2 copies du gène MeCP2, si une copie du gène MeCP2 est atteinte, l’autre copie normale ne suffit pas à compenser mais l’embryon est viable et donne naissance à une petite fille atteinte par le syndrome de Rett.

Dans la plupart des cas (99%), le syndrome de Rett est sporadique, ce qui signifie que les parents de l’enfant ne sont pas eux-mêmes porteurs de la mutation dans leur patrimoine génétique. La mutation dans le gène MecP2 provient d’un “accident” génétique qui se produit dans l’ovule ou le spermatozoïde fécondant (fécondant (mutation “de novo”). Les parents ont un risque très faible d’avoir un autre enfant atteint (sauf dans le cas particulier d’une mosaïque germinale, détaillé ci-après).

Dans de très rares cas, il peut exister plusieurs spermatozoïdes ou plusieurs ovules présentant la même mutation alors que les parents ne portent pas la mutation dans le reste de leur corps. On appelle ce mécanisme une mosaïque germinale. Du fait de l’existence rare (moins de 1% des cas) des mosaïques germinales, il est recommandé de proposer aux parents d’une petite fille atteinte du syndrome de Rett d’effectuer lors des autres grossesses un diagnostic prénatal. Ce diagnostic prénatal permet de s’assurer que le fœtus n’est pas porteur de la mutation du gène MeCP2 présente chez leur fille atteinte. Ce diagnostic prénatal n’est pas obligatoire et doit être discuté avec les parents au cours d’une consultation de génétique.

Diagnostic

Des critères précis basés sur les symptômes de l’enfant et l’évolution de ces symptômes ont été définis par les médecins pour poser le diagnostic clinique de syndrome de Rett. Ce diagnostic doit généralement être porté par un pédiatre, un neurologue, un neuropédiatre, ou un généticien, qui s’appuie sur 3 catégories de critères (principaux, secondaires et d’exclusion).

Il est néanmoins recommandé de confirmer le diagnostic clinique par une analyse génétique afin d’être sûr de proposer la bonne prise en charge et le bon conseil génétique pour le couple et les apparentés.

En moyenne, le diagnostic de syndrome de Rett est établi soit quand la petite fille a 2 ans et demi quand les manifestations sont typiques, et soit un peu plus tard, vers 3 à 4 ans quand les manifestations sont atypiques.

Il est souhaitable de confirmer par un test génétique réalisé à partir d’une prise de sang le diagnostic de syndrome de Rett, qui recherchera une mutation dans le gène MeCP2. Si une mutation dans MeCP2 est identifiée, alors le diagnostic sera certain. Si aucune mutation dans MeCP2 n’est identifiée, cela ne signifie pas que le diagnostic de syndrome de Rett est exclu. Dans un peu moins de 20% des cas, le diagnostic basé sur les symptômes permet de conclure à un syndrome de Rett typique bien qu’aucune mutation dans MeCP2 ne soit détectée.

  • Critères cliniques principaux : développement de l’enfant apparemment normal pendant la grossesse et les 6 premiers mois de l’enfant, périmètre crânien normal à la naissance suivi d’un ralentissement de la croissance de la tête après la naissance, perte de l’utilisation volontaire des mains entre 6 mois et 2 ans ½, troubles de la communication et retrait social pendant la petite enfance, difficultés sévères de langage oral (compréhension et expression), régression du développement aboutissant à un retard psychomoteur important, stéréotypies manuelles comme des mouvements de torsion, pression, battements, tapotements, automatismes de mains à la bouche, de lavage et de frottement, détérioration ou absence de la marche pendant la petite enfance.
  • Critères cliniques secondaires : problèmes de respiration pendant l’éveil (hyperventilation, apnées, expulsion forcée d’air ou de salive et déglutition d’air), anomalies à l’ElectroEncephaloGramme ou crises d’épilepsie, tonus musculaire anormal associant une faiblesse musculaire et des contractions musculaires involontaires, des troubles vasomoteurs des extrémités (mains et pieds froids, bleutés), déviation de la colonne vertébrale (scoliose / cyphose), retard de croissance, pieds de petite taille et raccourcissement du 4ème os de la main et/ou du pied, perte de mobilité avec l’âge. La sévérité des symptômes considérés comme critères secondaires peut varier beaucoup d’un enfant à un autre et peuvent être absents chez une petite fille très jeune et apparaître plus tard. Un enfant qui présenterait des critères secondaires mais aucun critère principal n’a pas le syndrome de Rett.
  • Critères d’exclusion du diagnostic : signes de maladies du métabolisme entraînant une accumulation de substances anormales dans certains organes avec augmentation de volume de ces organes (“maladies de surcharge”), maladie de la rétine ou atteinte du nerf optique, signes de lésions du cerveau au moment de la naissance ou après la naissance, identification d’une autre maladie du métabolisme ou d’une autre maladie neurologique progressive, troubles neurologiques causés par une infection sévère ou un traumatisme crânien, une microcéphalie congénitale (taille de la tête anormalement petite à la naissance). La présence d’un critère d’exclusion conduira à exclure le diagnostic de syndrome de Rett typique ou classique.

Il existe plusieurs syndromes apparentés au syndrome de Rett qui partagent certains symptômes mais qui résultent d’une anomalie génétique différente, située dans d’autres gènes que le gène MeCP2. Historiquement, ces syndromes apparentés étaient considérés comme des variantes ou des formes atypiques du syndrome de Rett. Aujourd’hui, les spécialistes connaissent mieux les différences qui permettent de distinguer clairement le syndrome de Rett et les syndromes apparentés comme par exemple le syndrome CDKL5 (lié à une anomalie dans le gène CDKL5) et le syndrome FOXG1 (lié à une anomalie dans le gène FOXG1).

De plus, il est important de préciser qu’il existe des anomalies génétiques dans le gène MeCP2 qui sont particulières car elles ne sont pas associées au syndrome de Rett.

Pour mieux comprendre les différences entre le diagnostic de syndrome de Rett (typique), les formes atypiques du syndrome de Rett, les syndromes apparentés et les autres syndromes génétiques liés au gène MeCP2

Les informations exposées dans les paragraphes "Cause" et "Conseil génétique" sont valables dans plus de 95% des cas lorsqu'une petite fille présente un syndrome de Rett typique.

Cependant, en plus des formes typiques du syndrome de Rett causées par une anomalie dans le gène MeCP2, il est important de noter qu'il existe aussi :

- des formes atypiques du syndrome de Rett causées par une anomalie dans le gène MeCP2,

- des syndromes apparentés au syndrome de Rett causés par une anomalie dans des gènes différents du gène MeCP2

- des syndromes différents du syndrome de Rett (que l'on appelle ni "forme atypique" ni "syndromes apparentés") qui sont causés par des anomalies génétiques particulières impliquant aussi le gène MeCP2. Les enfants porteurs de ces anomalies particulières liées au gène MeCP2 développent des troubles neuro-développementaux qui ne correspondent ni au syndrome de Rett typique, ni au syndrome de Rett atypique et ni aux syndromes apparentés décrits ci-dessus.

Autrement dit, l'identification d'une anomalie génétique dans le gène MeCP2 chez une personne ne signifie pas toujours que cette personne est/sera atteinte du syndrome de Rett. Inversement, chez une personne qui présente un syndrome de Rett ou certains symptômes du syndrome de Rett, il ne sera pas toujours identifié une anomalie génétique dans le gène MeCP2.

Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques principales du syndrome de Rett typique, des formes atypiques du syndrome de Rett, des syndromes dits apparentés et des autres syndromes liés au gène MeCP2.

Nom du syndrome

Résumé des caractéristiques et des symptômes distinctifs

Anomalie génétique correspondante

Syndrome de Rett typique

 

développement psychomoteur normal de la naissance à l'âge de 6 à 18 mois puis régression voire perte des capacités de marche, de langage oral et d'utilisation des mains

 

mutation dans le gène MeCP2

ou bien

aucune anomalie génétique identifiable en l'état actuel des connaissances scientifiques et des techniques de laboratoire disponibles

Syndrome de Rett formes atypiques

- forme avec persistance de certaines capacités de manipulation

- forme avec persistance de certaines capacités de langage oral

- forme avec préservation de certaines capacités motrices (par exemple avec une perturbation modérée de la marche)

mutation dans le gène MeCP2

ou bien

aucune anomalie génétique identifiable en l'état actuel des connaissances scientifiques et des techniques de laboratoire disponibles

Syndrome apparenté CDKL5

 

présence d'une épilepsie sévère et très précoce

 

mutation dans le gène CDKL5

Syndrome apparenté FOXG1

 

forme congénitale (c'est-à-dire dont les symptômes apparaissent dès la naissance) sans phase de développement normal

 

mutation dans le gène FOXG1

Syndrome de Lubs aussi appelé syndrome de duplication/triplication MeCP2

- trouble très sévère du développement neurologique qui conduit à une déficience intellectuelle profonde

- présence d'épilepsie

- troubles du développement du langage oral associé à des comportements proches de l'autisme

- hypotonie (tonus anormalement faible) à la naissance puis spasticité progressive (c'est-à-dire installation progressive d'une rigidité des bras et des jambes d'origine neurologique)

- infections récurrentes

- seuls les garçons sont atteints

- les filles porteuses d'une duplication (ou d'une triplication) du gène MeCP2 peuvent parfois développer des symptômes neurologiques ou psychiatriques peu sévères (comme par exemple des troubles anxieux).

présence en double (ou en triple) exemplaire d'une partie du chromosome X qui inclut le gène MeCP2

Encéphalopathie néonatale sévère liée à MeCP2

- troubles du développement neurologique global d'une sévérité extrême

- débute dès la naissance

- survient chez les garçons

- extrêmement rare (moins de 20 enfants nés vivants dans le monde)

mutation dans le gène MeCP2

Déficience intellectuelle liée à l'X

- déficience intellectuelle de sévérité variable (de modérée à profonde)

- évolution progressive des symptômes dès la naissance (sans notion de régression du développement)

- sévérité plus importante chez les garçons (les filles sont modérément atteintes voire parfois porteuses asymptomatiques)

- préservation des capacités de manipulation

- absence de microcéphalie progressive

- spasticité progressive

mutation particulière dans le gène MeCP2 appelée "A140V"

Syndrome "PPM-X"

- association de symptômes Psychotiques, de symptômes Pyramidaux et Parkinsoniens et d'une Macro-orchidie

- évolution lentement progressive chez les garçons/hommes

- apparition plus tardive chez les filles, avec des symptômes neuropsychiatriques notables (troubles bipolaires) et une déficience intellectuelle d'intensité modérée

mutation particulière dans le gène MeCP2 appelée "A140V"


 

Pronostic

Généralement, le syndrome de Rett perturbe sévèrement le développement global de l’enfant. Les handicaps moteur et intellectuel associés au syndrome de Rett sont le plus souvent importants. On parle de polyhandicap.

Le syndrome de Rett ne permet généralement pas aux personnes atteintes d’acquérir une autonomieune autonomie, pour aucun geste de la vie quotidienne, y compris à l’âge adulte. La sévérité peut cependant être variable.

Malgré les difficultés liées à leurs symptômes, beaucoup de personnes atteintes par le syndrome de Rett vivent jusqu’à l’âge adulte. Mais comme le syndrome de Rett est une maladie rare, le pronostic à long terme et l’espérance de vie ne sont pas connus avec certitude. Certaines femmes atteintes par le syndrome de Rett vivent jusqu’à 40 voire 50 ans mais il est impossible d’estimer à l’avance quelle sera l’espérance de vie d’une petite fille atteinte.

Le gène MecP2 est porté sur le chromosome X (l’un des 2 chromosomes qui déterminent le sexe masculin ou féminin de la personne). Les filles/femmes ont 2 chromosomes X dans chacune de leurs cellules, mais seul l’un des deux chromosomes X est actif dans chaque cellule. Cela signifie que pour une petite fille atteinte par le syndrome de Rett, seulement une partie des cellules de son cerveau va utiliser la copie défectueuse du gène MeCP2. Une partie des cellules du cerveau d’une petite fille atteinte utilise la copie normale du gène MeCP2 pour2 pour fabriquer une protéine normale et en quantités normales.

La sévérité du syndrome de Rett est en partie dépendante du pourcentage de cellules qui expriment la copie normale du gène MeCP2. Si le chromosome X qui porte la copie anormale du gène MeCP2 est “éteint” ou inactif dans une grande proportion des cellules de l’enfant, alors les symptômes du syndrome de Rett seront plus modérés. Mais si dans une grande proportion des cellules, c’est le chromosome X porteur de la copie normale du gène MeCP2 qui2 qui est inactif, alors les symptômes du syndrome de Rett sont généralement plus sévères et apparaissent souvent à un âge plus précoce.

Traitement

Il n’existe pas de traitement qui permet de guérir le syndrome de Rett actuellement.

Mais il est très important que les petites filles et les femmes porteuses du syndrome de Rett aient une prise en charge médicale globale pour améliorer, soulager leurs symptômes ou prévenir les potentielles complications.

Cette prise en charge comprend un suivi médical multidisciplinaire (voir ci-dessous pour les objectifs et le calendrier détaillés) et un suivi paramédical, qui peut combiner des séances de kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie et psychomotricité.

Les objectifs principaux des programmes de rééducation sont généralement l’acquisition ou le maintien de la marche, l’entretien des compétences manuelles et le développement des moyens de communication pour compenser l’absence ou la détérioration du langage oral. Le contenu et le rythme des séances de rééducation est variable et adapté à chaque enfant. Il est également possible que l’enfant bénéficie de thérapies occupationnelles, qui ont pour objectif de maintenir le plus possible certaines capacités de manipulation.

Des équipements ou appareillages spéciaux sont parfois nécessaires comme un corset pour limiter l’évolution d’une scoliose (déformation de la colonne vertébrale), des attelles pour modifier et soulager les postures anormales des mains, un corset siège pour favoriser la station assise, un verticalisateur pour maintenir une station debout, un motilo pour travailler le déplacement, une poussette médicalisée ou un fauteuil roulant pour compenser une perte de mobilité ou une tablette numérique avec commande oculaire avec des programmes spécifiques pour compenser les difficultés de communication orale.

Une prise en charge sociale est également souvent nécessaire. Souvent, les personnes atteintes du syndrome de Rett requièrent une scolarisation dans des structures spécialisées de type EEAP (Etablissement pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés) et des mesures personnalisées pour leur permettre une insertion sociale adaptée à leurs capacités et handicaps.

Prise en charge médicale initiale

Au moment du diagnostic de syndrome de Rett, une évaluation initiale pluridisciplinaire doit être réalisée pour faire le point sur les troubles médicaux et les problèmes rencontrés.

L’évaluation initiale nécessite des consultations avec plusieurs médecins, de différentes spécialités. Cette démarche est le plus souvent coordonnée par le neuropédiatre ou le médecin généticien clinicien ou encore le pédiatre du Centre de Référence Anomalies du Développement, en relation avec le pédiatre ou le médecin généraliste traitant. Selon les complications associées, pourront intervenir d’autres spécialistes.

Les consultations et bilans à conduire sont les suivants :

• Consultation avec un pédiatre du centre de référence ou de compétence :

  • évaluation de la croissance avec mesure et reconstitution de la courbe de croissance depuis la naissance pour la taille, le poids, l’Index de Masse Corporelle (IMC) et le Périmètre Crânien. Une attention particulière doit être apportée à la courbe de l’IMC. Une stagnation pondérale et une dénutrition doivent impérativement être dépistées. L’objectif (minimal) d’IMC est sur la courbe du 25ème percentile.
  • recherche attentive de signes d’appel digestifs comme des régurgitations, des pleurs fréquents, des difficultés alimentaires, une constipation. En cas de stagnation du poids pendant plus de 6 mois, de signes de dénutrition sévère, de reflux gastro-oesophagien résistant aux médicaments (appelés IPP, pour Inhibiteurs de la Pompe à Protons), de fausses-routes (problèmes pour déglutir qui aboutissent au passage d’aliments ou de boissons dans les voies respiratoires) ou de complications respiratoires des fausses-routes faisant envisager une alimentation passant directement dans l’estomac (appelée gastrostomie percutanée), une consultation spécialisée avec un gastro-entérologue pédiatrique devra être programmée (voir le paragraphe ci-dessous sur les autres consultations avec les médecins spécialistes).
  • réalisation d’un ElectroCardioGramme (ECG) pour dépister un allongement de l’intervalle QTcorrigé (QTc). En cas d’allongement du QTc, un avis cardiologique spécialisé doit être pris.

• Consultation avec un Neuropédiatre, qui inclut :

  • un examen neurologique avec recherche de déformations précoces des muscles et du squelette, notamment du bassin, des hanches, de la colonne vertébrale, des chevilles et des pieds
  • une évaluation de l’intensité des stéréotypies manuelles et leurs conséquences
  • une évaluation des crises d’épilepsies, leur type et leur fréquence, avec enregistrement d’un ElectroEncephaloGramme (EEG) de sieste si nécessaire
  • une évaluation des troubles du comportement
  • un dépistage des troubles du sommeil (troubles de l’endormissement, réveils nocturnes, inversion du rythme veille-sommeil)
  • un dépistage des troubles de la respiration de jour et de nuit (ronflement, apnées, hyperventilations)
  • une recherche attentive de signes d’appel digestifs comme des régurgitations, des pleurs fréquents, des difficultés alimentaires, une constipation
  • évaluation du développement psychomoteur en s’appuyant éventuellement sur des évaluations paramédicales (orthophonie, psychomotricité…)
  • évaluation des besoins spécifiques pour les programmes de rééducation, l’intégration en structure collective adaptée à l’âge ou pour l’intégration en milieu scolaire ordinaire avec mesures d’adaptation spécialisées lorsque cela est possible (parfois jusqu’à l’école maternelle).

• Consultation avec un médecin de Médecine Physique et de Réadaptation pour :

  • compléter la recherche de déformations musculo-squelettiques précoces
  • réaliser un premier bilan radiographique du bassin et de la colonne vertébrale
  • détecter les besoins d’appareillage, les prescrire et conseiller la famille et l’orthoprothésiste/appareilleur (siège coque, corset, verticalisateur, orthèses de coude, attelles anti-équins, chaussures orthopédiques, lit médicalisé, matelas anti-escarres, …)

• Consultation avec un médecin Endocrinologue pédiatrique et éventuellement un(e) diététicienne :

  • évaluation diététique des apports nutritionnels et en calcium
  • bilan biologique du phosphore et du calcium sur prélèvement de sang et d’urine
  • si le diagnostic est établi à l’âge de 4 ans ou plus tard, dépistage de l’ostéoporose avec réalisation d’une ostéodensitométrie

• Consultation avec un Généticien du centre de référence ou de compétence pour :

  • identifier l’anomalie génétique responsable du syndrome de Rett (si cela n’a pas déjà été réalisé par le Neuropédiatre)
  • formuler le conseil génétique (c’est-à-dire donner les explications concernant l’origine génétique, évaluer le risque pour le couple de parents de donner naissance à nouveau à un enfant atteint du syndrome de Rett)
  • informer sur les possibilités de prise en charge en cas de nouvelle grossesse pour le couple de parents

• Consultation avec d’autres médecins spécialistes au cas par cas en fonction des symptômes de l’enfant détectés par le pédiatre du centre de Référence et/ou les autres médecins spécialistes :

  • Gastro-Entérologue pédiatrique : en cas de stagnation pondérale pendant plus de 6 mois et de dénutrition sévère ou en cas de de reflux gastro-oesophagiengastro-œsophagien résistant aux médicaments (inhibiteurs de la pompe à protons) ou en cas de constipation résistante aux traitement habituels ou si des troubles de la déglutition (fausses-routes lorsque la petite fille avale) font envisager une nutrition par gastrostomie percutanée (création d’un accès direct dans l’estomac de l’enfant à travers la peau pour apporter de la nourriture sans qu’elle passe par la bouche et l’œsophage)
  • Spécialiste du sommeil : en cas de troubles du sommeil sévères persistants malgré les médicaments
  • Pneumologue pédiatrique : en cas de pneumopathies répétées liées au trouble de la déglutition ou en cas de d’encombrement des bronches persistant malgré les médicaments (inhibiteurs de la pompe à protons) ou si l’utilisation d’un appareillage de désencombrement bronchique est envisagée
  • Cardiologue pédiatrique : en cas d’allongement de l’intervalle QTcorrigé sur l’ElectroCardioGramme

Prise en charge médico-sociale du handicap

Se référer à la fiche Orphanet appelée « Fiche Orphanet Focus Handicap » disponible au bout de ce lien :

http://www.orpha.net/data/patho/Han/Int/fr/SyndromeDeRett_FR_fr_HAN_ORPHA778.pdf

Références

Numéro orphanet :

ORPHA:778 Syndrome de Rett

ORPHA:3095 Syndrome de Rett atypique

Numéro OMIM :

Syndrome RETT OMIM : 312750

Syndrome RETT Atypique OIMI : 300672 312750 613454 617903 617904

OMIM : https://www.omim.org/entry/312750

ORPHANET : https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=778

Fiche Orphanet Focus Handicap

http://www.orpha.net/data/patho/Han/Int/fr/SyndromeDeRett_FR_fr_HAN_ORPHA778.pdf

Fiche Orphanet recommendation pour la pratique clinique 2017

http://www.orpha.net/data/patho/Pro/fr/Rett_et_apparentes.pdf

Protocole National de Diagnostic et de Soins (HAS avril 2017) : https://www.has-sante.fr/portail/plugins/ModuleXitiKLEE/types/FileDocument/doXiti.jsp?id=c_2760899

Association Française du Syndrome de Rett : www.afsr.fr

National Institutes of Health : https://www.ninds.nih.gov/Disorders/Patient-Caregiver-Education/Fact-Sheets/Rett-Syndrome-Fact-Sheet

Association de personnes atteintes par le syndrome de Rett et leurs familles

Association Française du Syndrome de Rett (AFSR)

264 rue du Champ Monette

60600 Agnetz

Mail : contact@afsr.fr

Tél : 0972474730 (permanence téléphonique du lundi au vendredi de 10h à 16h)

Site : https://afsr.fr

Où effectuer les suivis hospitaliers en Occitanie

Centre de Référence des Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs :pour le diagnostic et la coordination des prises en charge à tout âge de la vie

HÔPITAL ARNAUD DE VILLENEUVE - CHU de Montpellier
Département de génétique médicale
Pr David GENEVIÈVE
371, avenue du Doyen Gaston Giraud - 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 65 64

Neuropédiatrie et neurochirurgie pédiatrique : pour le suivi développemental et des complications neurologiques Centre de compétence

Hôpital Gui de Chauliac - CHU de Montpellier
Département de Pédiatrie
80, avenue Augustin Fliche 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 77 37

Neurologie adulte

Hôpital Gui de Chauliac - CHU de Montpellier
Département de Neurologie
80, avenue Augustin Fliche 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 74 13

Cardiopédiatrie : pour le suivi des cardiopathies de l’enfant et de l’adolescent Centre de compétence

Hôpital Arnaud de Villeneuve - CHU de Montpellier
Département de pédiatrie (pôle enfant)
371, avenue Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 66 43

Cardiologie adulte : pour le suivi des cardiopathies à l’âge adulte Centre de compétence

Hôpital Arnaud de Villeneuve - CHU de Montpellier
Département de Cardiologie et Maladies Vasculaires
371, avenue Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 61 89 ou 04 67 33 62 01

Chirurgie orthopédique et plastique infantile : pour les scolioses et les problèmes squelettiques Centre de compétence

Hôpital Lapeyronie - CHU de Montpellier
Département de chirurgie infantile (Pôle Enfant)
371, avenue doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 87 65

Endocrinologie pédiatrique : pour les troubles de la croissance et de la puberté Centre de compétence

Hôpital Arnaud de Villeneuve - CHU de Montpellier
Département de pédiatrie (pôle enfant)
371, avenue Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 66 43

Gastrologie pédiatrique : pour les difficultés alimentaires et troubles du transit Centre de compétence

Hôpital Arnaud de Villeneuve - CHU de Montpellier
Département de Pédiatrie (Pôle Enfant)
371, avenue Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 66 43 OU 04 67 33 65 78

Ophtalmologie pédiatrique : pour le dépistage et la surveillance des troubles de la vue Centre de référence

Hôpital Gui de Chauliac - CHU de Montpellier
Département d’ophtalmologie
80, avenue Augustin Fliche 34295 Montpellier cedex 5
04 67 33 71 68

ORL pédiatrique : pour le dépistage et la surveillance des troubles de l’audition Centre de référence

Hôpital Gui de Chauliac - CHU de Montpellier
Département ORL et chirurgie cervico-faciale (Pôle Neurosciences Tête et Cou)
80, avenue Augustin Fliche 34295 Montpellier Cedex 5
04 67 33 68 04

Stomatologie pédiatrique : pour la surveillance dentaire Centre de compétence

Hôpital Gui de Chauliac - CHU de Montpellier
Département ORL et chirurgie stomatologique (Pôle Neurosciences Tête et Cou)
80, avenue Augustin Fliche 34295 Montpellier Cedex 5
04 67 33 82 33